Avril 2009. Baisse probable de 35% du prix des transactions immobilières jusqu’en 2011.

18 avril 2009

Regardez ces chiffres avant d’acheter. Attendez encore un peu, et vous habiterez dans une surface plus grande, avec un emprunt moins long.

Cliquez sur la courbe pour agrandir (document étude INSEE, disponible sur le site des notaires île de france et du conseil général du développement durable)

évolution des prix immobiliers par rapport au revenu disponible des ménages. 1965-2009

Ici comparaison France/Paris. Prix des logements rapporté au revenu disponible par ménage. On voit bien la la fameuse crise de 1991, qui avait surtout touché Paris.

 

évolution des prix/ volume des ventes

Comparaison entre le montant total des transactions cumulées dans toute la France (c’est-à-dire ce que ça représente comme produit intérieur brut), et le revenu disponible par ménage. On voit très nettement dans les précédentes crise, que la chute de la courbe verte précède toujours la courbe noire.

 

comparaison internationale. La France suit la tendance avec un an de retard sur les Etats-Unis et la Grande-Bretagne

Comparaison internationale. Le début de la crise immobilière précède d’un an et demi aux Etats-Unis.

 

7% de baisse enregistrée sur les trois premiers mois de l'année 2009 à Paris

Ici les tous derniers chiffres des prix au mètre carré à Paris au 1er avril 2009. Baromètre meilleurs agents.com

 

D’après les études INSEE sur l’état de l’immobilier, on constate que les prix chuteront d’au moins 15% en 2009 en France, 25% ou 30% sont également envisagés. Et Paris n’est pas épargnée. Le prix des transactions enregistrées lors des promesses de ventes ont chuté entre septembre 2008 et avril 2009 de 10% dans la capitale. -12% pour le 19è arrondissement.

D’ici à 2013 les prix pourront avoir chuté de 50% pour retrouver un cours normal (2,7 années de salaires, contre plus de 5 années aujourd’hui). Rappel : la hausse effrénée depuis 1998 a été de 140% en dix ans. Record historique. Depuis 2005 tous les voyants sont au rouge.

Même la Fnaim avait alors souligné qu’il fallait que les prix commencent à stopper. Mais les prix ont continué de grimper. Certains particuliers qui achètent aujourd’hui croient encore qu’ils feront de la plus value. Les banques ont continué de prêter. Jusqu’à la crise des subprimes, ces fameux emprunts immobiliers à risque, qui ont été inventé pour permettre au marché immobilier de gonfler artificiellement indéfiniment. Les banques ont arrêté de prêté. Des prêts n’ont pas pu être remboursés, car il n’y avait plus personne capable d’acheter. Et des banques ont coulé.

C’est donc bien la crise immobilière qui a entrainé la crise financière de 2008. En France, certains professionnels de l’immobilier tentent de nous faire croire que la crise immobilière actuelle n’est que passagère, car conséquente de la crise financière. En 2010, le marché repartirait. Ces gens sont soit idiots, soit dangereux.

Sources :

http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=138

http://fr.meilleursagents.com/prix-immobilier/paris-75/

http://www.adef.org/statistiques/index.htm 

COMMENT NEGOCIER UN BIEN IMMOBILIER

17 avril 2009

ATTENDRE ENCORE UN PEU ou si vous êtes pressés, n’achetez pas en dessous de 30% du prix d’affichage!

Sur Paris, 2 à 3% de baisse ont été enregistré entre octobre 2008 et septembre 2009. 7% les trois mois suivant. (les prix moyens s’établissant au 1er avril 2009 à 6030 euros du m2, contre 6 640€ en aout 2008) La baisse effective est donc de 10%.La plupart des vendeurs n’ont pas encore intégrer cette baisse, au contraire ils ont miser sur une anticipation d’une hausse de 10% comme celà avait été le cas ces dix dernière années (140% de hausse en 10ans). Pour négocier, il faut déjà déduire 10% de l’anticipation de la hausse des vendeurs. Il faut ensuite déduire 10% de la baisse qui a déjà été enregistrée, puis il faut déduire encore 10 à 20 % de la baisse à venir sur l’année qui vient.

Total : – 30% . Vous ne ferez pas de plus value avant 15 ans. (la baisse à venir est encore longue. Elle peut durer 10 ans, descendre même plus bas qu’un niveau dit « normal », avant que le marché ne redémarre à la hausse. Au japon, depuis la crise de 1991, le marché n’a jamais cessé de baisser ces 20 dernière années, profondément choqué par la crise extrèmement brutale qu’il avait vécu. (plus de 60% de baisse)